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resistanceetamour

Ceci est le blog d'un animateur, vacataire en bibliothèque. Je suis révolté contre les injustices de notre société. Nietzschéen, je fais partie d'une grande aventure humaine: La France Insoumise

A Marseille, un meeting en trois temps.

Publié le 20 Février 2014 par resistanceetamour

A Marseille, un meeting en trois temps.
A Marseille, un meeting en trois temps.

Le meeting du Front de Gauche fut plus qu’intéressant sauf pour le journaleux (je n’ose pas dire journaliste) de La Provence qui s’attendait apparemment à ce qu’on diffuse les Daft Punk (préoccupation quand tu nous tiens) et qui a dit que nous n’avions pas mis de musique (il ne doit pas considérer L’Internationale comme une musique). La salle était bien remplie, alors que nous avons eu peu de temps pour organiser ce meeting. Nous étions environ 800, la salle et son balcon peuvent en contenir 1200.

Ce meeting s’est fait en trois temps :

  1. Premier temps, une table ronde de quatre citoyens dits de la « société civile », engagés sur notre liste du Front de Gauche : Yamina Benchenni, Agnès Frechel, Bernard Eynaud, Mohamed Ben Saada.
  • C’est Yamina Benceni qui commence. Porte-parole du collectif du 1er juin, collectif créé en réaction aux nombreux meurtres dans les quartiers nord, par des mères inquiètes pour leurs enfants. Elle considère que son engagement sur notre liste est indispensable pour s’engager durablement pour les quartiers populaires abandonnés par la mairie. Elle ajoute que le Front de gauche a repris les 23 propositions faites par son collectif.
  • Ensuite, Bernard Eynaud, président de la Ligue des Droits de l'Homme locale, a critiqué le manque de dialogue de la mairie avec les associations. Il a ajouté que « Marseille est la seule ville de France où on ne peut pas entrer dans l’hémicycle sans être invité par un élu ». Il a critiqué le PS qui n’a pas tenu sa promesse du droit de vote pour les immigrés, qui payent leurs impôts, aux élections locales. Le droit de vote des immigrés est un impératif du vivre ensemble. Il considère son engagement auprès du FDG comme un signe de lucidité.
  • Agnès Freschel, Rédactrice en chef du magazine culturel gratuit Zibeline, a dénoncé le manque de vision de la ville qui n’a rien fait, ni avant, ni pendant, ni après, la période de la capitale de la culture, à part inviter David Guetta. Elle rappelle qu’il faut que le budget de la culture soit doublé comme le préconise notre programme.
A Marseille, un meeting en trois temps.
  • Enfin, Mohamed Ben Saada du collectif Quartiers Nord / Quartiers Forts et du COLLECTIF DES QUARTIERS POPULAIRES, qui a fait partie du collectif le Sursaut, a lui insisté sur le climat de défiance dans les quartiers populaires et demandé qu’on y fasse rapidement de l’éducation populaire pour qu’ils reprennent goût à la politique. Pour lui ce qui se passe dans ces quartiers est un Stalingrad politique, si le FN tombe dessus, c’est la fin de la démocratie. Il a conclu par : « A bas les discriminations, les clientélismes, les fractures entre le Nord et le Sud, sortons de ce que nous vivons depuis des années ! »

2. Deuxième temps du meeting : deux responsables syndicalistes prennent la parole : Caroline Lecoq et Frédéric Alpozzo

  • Catherine Lecoq de la CGT-spectacle intervient pour défendre les intermittents du spectacle, elle critique le traité transatlantique et le fait que le budget culture n’a jamais été aussi bas. Elle s’attaque au Medef qui a proposé de supprimer les droits des intermittents du spectacle.. Elle propose plutôt de supprimer le Medef.

Elle conclut sur une citation qui fait référence à celle d’Abraham Lincoln : « Si vous trouvez que la culture coûte cher essayez l'ignorance ! »

  • Frédéric Alpozzo de la CGT-marins prend ensuite la parole. Il rappelle que sans le rapport de force politique pour accentuer le rapport de force social, rien n’est possible. Il rappelle les victoires que les dockers ont obtenues en ajoutant « s’il faut remettre le couvert on le fera ». Pour lui, quand on est de la social-démocratie, on n’est plus de Gauche : « Les moulins Maurel ferment. Fralib ? Un gouvernement de gauche aurait dû régler le problème en 48 heures ».

3. La troisième partie du meeting a consisté en une prise de parole des responsables des trois principales organisations membres du Front De Gauche : Ensemble, le Parti de Gauche et le Parti Communiste Français.

  • Jacques Lerichome pour Ensemble a appelé à taxer le capital pour trouver du fric plutôt que de taxer les pauvres gens. Il a déclaré : on attend d’un gouvernement de Gauche qu’il aide les Moulins Maurel et les Fralib, pas qu’il serve le Medef avec l’ANI ou le Pacte de Responsabilité. Il a critiqué le recul sur la loi famille : chaque recul rend plus gourmande l’extrême droite et il en est de même pour le Medef qui préfère voir des citoyens repliés sur eux-mêmes.
  • Armelle Chevassu pour le Parti de Gauche a rappelé que Marseille est une ville très riche et très pauvre, la plus inégalitaire du pays : « 31% de la population vit avec moins de 1000 euros par mois ». Elle a dénoncé qu’une partie de la population est exclue alors que la mairie construit un casino. Gaudin se prétend le candidat du changement, mais le seul changement qu’on attend de lui, c’est qu’il s’en aille a-t-elle déclaré.
  • Enfin, c’est Jean Marc Coppola qui conclut autant parce qu’il est PCF que parce qu’il est la tête de liste du Front De Gauche. Il rappelle que pour nous seul le contenu compte, que nous n’avons ni dieu, ni césar, ni tribun, que nous avons appuyé notre programme sur des assises citoyennes. Il a exposé notre programme qui met au centre trois priorités : la jeunesse, le logement social et les transports. Il a notamment déclaré à ce propos : « nous instaurerons la gratuité des transports pour les moins de 26 ans avec pour objectif final la gratuité complète comme nous avons su le faire dans d’autres villes». Nous voulons concrétiser la présence du tramway ou du métro dans tous les arrondissements. Il a réclamé 30% de logements sociaux dans tous les arrondissements.

Il a déclaré que nous instaurerons un conseil économique et social dont les participants seront tirés au sort. Il a salué les Fralib et les Moulins Maurel : « les premiers défendent notre indépendance alimentaire et les second leur outil industriel ».

Il a montré ses différences avec le PS en disant : « nous ne vendrons jamais le stade Vélodrome, nous le louerons 9 millions par an comme le préconise le conseil d’Etat contre 50.000 euros par an actuellement »

Trois mandats de Gaudin au service des riches ça suffit ! Nous voulons faire de Marseille une ville de l'égalité. Nous défendrons l'intérêt général, nous ne financerons pas les écoles privées. Nous ferons gagner la gauche !

A Marseille, un meeting en trois temps.
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